Courses et restaurants : quels sont les labels écolos ?

Pexels ©Kampus Production

Entre les rayons des supermarchés et les cartes de restaurants, les labels “écolos” se multiplient… au point de devenir parfois difficiles à comprendre. Derrière ces logos verts, on nous promet des produits meilleurs pour la planète et pour la santé. Pourtant, tous ne se valent pas, et certains relèvent davantage du marketing et de greenwashing que d’un réel engagement environnemental.

Le meilleur réflexe reste donc de s’informer, comprendre ce que garantissent réellement les labels, connaître leurs critères d’attribution et apprendre à repérer les mentions les plus fiables. Car non, un simple label bio ne suffit pas toujours à garantir une consommation véritablement durable. D’autres éléments entrent en jeu, comme l’origine des produits, leur saisonnalité, le bien-être animal ou encore leur mode de production. Alors, comment s’y retrouver et faire des choix plus éclairés au quotidien ? On fait le point.

Quels sont les meilleurs labels de supermarché ?

Le label AB

Parmi tous les labels écologiques, le plus connu en France reste le label Agriculture Biologique (AB). Créé en 1985, il indique notamment que les producteurs n’utilisent pas de pesticides ni d’engrais chimiques de synthèse, et que les OGM (organismes génétiquement modifiés) sont quasiment absents, avec une tolérance maximale de 0,9 %. Pour les produits transformés, ils doivent contenir au moins 95 % d’ingrédients issus de l’agriculture biologique pour afficher le label.

À l’échelle européenne, le label AB se décline avec le label Eurofeuille depuis 2009. C’est aujourd’hui le seul logo obligatoire pour les produits bio vendus dans l’Union européenne. Le code inscrit dessous précise le pays de production du produit et le numéro de l’organisme agréé qui a attribué la certification au produit.

Si le label Agriculture Biologique est un repère précieux pour faire de bons choix de consommation, il présente aussi certaines limites souvent méconnues : une faible présence d’OGM reste tolérée, il n’exclut pas les exploitations de grande taille (des fermes industrielles peuvent donc être certifiées bio), il ne favorise pas les circuits courts ni l’origine locale des produits, et il ne prend pas en compte les enjeux du commerce équitable, comme la juste rémunération des producteurs. Pour aller plus loin et mieux répondre aux enjeux environnementaux et sociaux, d’autres labels existent et apportent des garanties complémentaires.

© Vert, à partir des données de « La boussole des labels » réalisée par Bioconsom’acteurs, FAIRe un monde équitable et Actionaid

Demeter

Le label Demeter s’inscrit dans la même logique exigeante que Bio Cohérence. Pour être certifié, un produit doit d’abord obtenir le label Agriculture Biologique, puis répondre à des critères encore plus stricts en matière de respect de l’environnement, de bien-être animal et de responsabilité sociale.

Il repose sur les principes de l’agriculture biodynamique. Cela implique l’utilisation de préparations naturelles spécifiques pour enrichir les sols, mais aussi la prise en compte des cycles lunaires et de la planète dans les pratiques agricoles.

Label FNAB

Moins connu du grand public, le label FNAB est porté par les agriculteurs et agricultrices engagés dans le bio. Piloté par la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, ce label reflète une vision exigeante et militante de l’agriculture biologique.

La FNAB défend une agriculture à taille humaine, ancrée dans les territoires et soucieuse de préserver l’environnement tout en assurant des conditions de vie dignes aux producteurs.

Bio Cohérence

Le label Bio Cohérence va plus loin que le label AB. Pour l’obtenir, un produit doit déjà être certifié Agriculture Biologique, mais aussi respecter des critères supplémentaires, plus stricts et à forte dimension sociale : toute la production (de la culture à la transformation) doit être réalisée en France, aucun ingrédient issu de l’agriculture non biologique n’est toléré dans les produits transformés, une rémunération équitable des producteurs est imposée et le bien-être animal est également réglementé.

Bio français équitable

Le label Bio français équitable comble les lacunes sociales du label AB. Car si le bio garantit des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement, il ne prend pas en compte la rémunération des producteurs ou la stabilité de leurs revenus. Ce label ajoute donc une dimension essentielle : l’équité.

Il assure notamment une juste rémunération des agriculteurs et agricultrices, des contrats durables et sécurisants et un engagement dans des filières françaises. L’objectif est clair : permettre aux producteurs de vivre dignement de leur travail tout en maintenant une agriculture biologique de qualité.

Nature et Progrès

Le label Nature & Progrès se distingue des autres certifications bio : il ne nécessite pas d’être déjà certifié Agriculture Biologique. Il repose sur un cahier des charges unique, souvent considéré comme plus strict et complet.

Parmi ses engagements forts, on retrouve une absence totale d’OGM et d’huile de palme, des fermes situées à distance des sources de pollution (au moins 500 mètres d’une grande route ou d’une exploitation agricole intensive) et la non-mixité des cultures, c’est-à-dire qu’une exploitation ne peut pas produire à la fois du bio et du non-bio.

Pexels ©Kampus Production

Ensemble

Le label Ensemble se trouve uniquement dans les magasins Biocoop. Il regroupe plus de 700 références, toutes cultivées et transformées en France. Ce label met l’accent sur une agriculture respectueuse des saisons et des cycles naturels : seuls les fruits et légumes de saison sont autorisés, les cultures sous serres chauffées sont exclues, pour la viande et les produits laitiers, la taille des exploitations est limitée et le bien-être animal est pris en compte, avec le respect des rythmes naturels.

Bio Partenaire

Le label Bio Partenaire associe deux engagements clés : une agriculture biologique et des pratiques de commerce équitable. Les produits qui le portent respectent donc à la fois les critères du bio et des exigences sociales renforcées.

Pour obtenir cette certification, les entreprises doivent notamment nouer des partenariats durables avec les producteurs. Cela passe par des contrats d’au moins trois ans, garantissant des prix justes et des volumes d’achat stables.

Quelle est la liste des labels écolos au restaurant ?

Aller au restaurant est aussi une manière d’agir pour la planète et pour votre santé. De plus en plus d’établissements adoptent des pratiques durables, et plusieurs labels permettent désormais de les repérer facilement. Ces labels reposent sur des critères précis : origine des produits (bio, locaux, de saison), gestion des déchets, réduction du gaspillage ou encore limitation de l’empreinte carbone. En les identifiant, vous pouvez faire des choix plus éclairés… et encourager les restaurateurs qui s’engagent réellement.

Ecotable 

Le label Ecotable a pour objectif de soutenir et mettre en avant les restaurants engagés dans une démarche écologique et durable. Il s’appuie sur un système de notation en trois niveaux (1, 2 ou 3 Ecotables) qui permet d’évaluer leur degré d’engagement.

Cette évaluation prend en compte plusieurs critères : l’approvisionnement en produits bio et locaux, la lutte contre le gaspillage alimentaire, la gestion responsable des déchets et des emballages, ainsi que les efforts réalisés pour réduire l’empreinte carbone de l’établissement.

Agence Bio : la certification bio en restauration

Depuis le 1er janvier 2020, les restaurants peuvent être certifiés bio en fonction de la part d’ingrédients biologiques utilisés, via Agence Bio. Cette reconnaissance repose sur trois niveaux :

  • entre 50 % et 75 % de produits bio
  • entre 75 % et 95 %
  • au moins 95 %

Les établissements concernés peuvent afficher un logo correspondant à leur niveau, preuve de leur engagement en faveur de l’agriculture biologique et du respect de ses exigences.

Pexels ©ROMAN ODINTSOV

Food Index for Good (FiG)

Le Food Index for Good (FiG) propose un classement des restaurants selon leur niveau d’engagement en faveur d’une alimentation plus durable. Cette évaluation repose sur plusieurs dimensions : l’impact environnemental, mais aussi les aspects sociaux et sanitaires.

Parmi les critères pris en compte, on retrouve la réduction de l’empreinte carbone, le recours aux circuits courts, l’attention portée au bien-être animal ainsi que l’adoption de pratiques respectueuses de la santé et de l’environnement.

Green Food 

Le label Green Food distingue les restaurants qui s’engagent dans une démarche écologique concrète. Pour être certifié, un établissement doit notamment utiliser au moins 50 % de produits bio ou issus de filières locales.

Il implique aussi la mise en place d’actions pour limiter l’impact environnemental : réduction des déchets plastiques, recyclage, valorisation d’une cuisine faite maison à partir de produits de saison et il encourage les restaurateurs à informer et sensibiliser leurs clients aux enjeux d’une alimentation plus durable.

Assiettes Vertes

Le label Assiettes Vertes développé par l’AVF (Association Végétarienne de France) encourage les restaurants et services de restauration collective à proposer des plats variés et de qualité, et réalisés à partir d’aliments d’origine végétale.

Bon pour le Climat

Le label Bon pour le Climat aide les restaurateurs à réduire l’empreinte carbone de leurs plats grâce à un éco-calculateur basé sur les données de l’ADEME. L’objectif est de privilégier des ingrédients locaux, de saison et majoritairement végétaux pour ajuster l’impact environnemental de leur menu.

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Eugénie Pagot
Passionnée de cuisine et des mots, j’aime créer des recettes végétales gourmandes et rédiger des articles à impact. Engagée pour un monde plus responsable et sensible à la cause animale, l’alimentation est pour moi un levier essentiel pour une transition écologique durable !

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