« Le bio c’est trop cher ! ». C’est souvent le premier argument qu’on entend et c’est une réalité : globalement le prix de vos courses sera légèrement plus élevé. Toutefois, avez-vous déjà pensé aux conséquences négatives de l’agriculture conventionnelle ? Maladies chroniques, dérèglement climatique, traitement des eaux, mise en danger de la biodiversité, pollution des sols… On a donc bien plus à y gagner en consommant bio ! On pourrait plutôt parler d’investissement sur le long terme : pour votre santé et celle de la planète, sans oublier l’éthique, le lien social avec les producteurs et leur juste rémunération. Voici les 5 bonnes raisons pour vous prouver, qu’en réalité, le bio n’est pas plus cher !
Consommer bio c’est aussi se poser la question de nos dépenses prioritaires. Certains préfèreront investir dans l’alimentation, d’autres dans leur maison, voiture, vacances, vêtement, loisirs… C’est donc un choix personnel qui doit être en accord avec vos valeurs et vos convictions profondes !
On ne sait plus ce qui est bon pour nous
On est bombardé·es de pubs qui nous racontent n’importe quoi : « riche en fibres », « source de protéines », « céréales complètes »… En vrai ? Du sucre, du sel, du gras et des additifs ! Et côté éducation alimentaire ? « Manger, bouger » : voilà à peu près tout ce qu’on nous a appris. On fait comme on peut, dans un système où la malbouffe a plus de budget que la pédagogie.
Déjà, les produits hors-saison ont un prix plus élevé que les produits de saison, commencer par manger des produits de saison est déjà un très bon début !
On nous a convaincu que manger ne devait rien coûter
Merci les grandes surfaces qui nous répètent que le bon prix, c’est le plus bas. On a fini par croire que se nourrir devait coûter le moins possible. Par contre, pour un smartphone ou une voiture, on choisi un modèle coûteux, sans pour autant le remettre en question. Là, on est prêt·es à payer pour la qualité. Alors, pourquoi est-ce qu’on ne fait pas pareil avec ce qu’on met dans notre assiette ?
On ne paye pas le vrai prix des aliments
Si la nourriture industrielle n’était pas autant subventionnée, si les paysans étaient payés à leur juste prix, si on intégrait les vrais coûts de production et une marge plus juste, le non-bio ne serait pas moins cher et le prix des produits bio paraîtrait juste plus raisonnable !

On paie 2 fois le prix de notre nourriture
On paye une première fois, à la caisse, pour un produit qui semble bon marché. Puis, on repasse à la caisse : via notre facture d’eau pour dépolluer les nappes contaminées, via nos taxes d’ordures ménagères à cause du gaspillage et via nos impôts, qui soutiennent un modèle agricole destructeur.
Finalement, le « pas cher » coûte cher à la société et à nous, à long terme !
On peut acheter ailleurs qu’au supermarché (où, oui, c’est souvent cher)
Si les produits bio semblent plus chers au supermarché (GMS), c’est parce qu’ils sont soumis aux marges des distributeurs. Il existe plein d’autres options : AMAP, marchés de producteurs, vente directe à la ferme, magasins coopératifs, groupements d’achat… Même en ville, c’est possible ! Ça demande simplement un peu d’organisation de sortir des circuits classiques pour privilégier les circuits courts.
Le bio n’est pas trop cher. C’est notre système agroalimentaire qui est absurde. Finalement, en payant (un peu) plus pour le bon, vous évitez de (beaucoup) payer pour le mauvais.
Contrairement à certaines idées reçues, manger bio n’est pas réservé à une élite. Il est tout à fait possible de commencer progressivement, en privilégiant quelques produits du quotidien comme les fruits, les légumes ou les céréales achetés en vrac, en local ou via des circuits courts. C’est une démarche facile et très efficace pour agir à votre échelle !